Les mots sans issue.

 

Les mots sans issue.

 

Les mots sur les maux
Qui parfois se révoltent
Sur des maux dits trop haut
A cent, dix, dix milles volts.
Les mots en rouge, couleur
Critique qui noie, nous pique
Dans notre moi, noirceur
Qui prend une rue oblique.

Les mots sont aussi caressants,
Qui se livrent, sens où orgueil,
Mots qui dérivent en naissant
Dans le cœur dur, sur le seuil
De tous les mots, souffrances
Échappées de sa noire demeure,
Comme toutes les doléances
Enfouies, sortent sans humeur

Puis un mot qui vie, s'agite
Devant les yeux, ô torpeur
Qui engendre, qui se cogite
Dans la peine, le malheur.
Vient alors le mot confiance
Dans l'absolu, le gel discourt
Dans sa blanche suffisance,
Aujourd'hui, seuls parcours.

Dans toutes ces belles futilités
D'une âme en peine, soumise
Aux hautes cours, les hostilités
Vont disparaître, quelle surprise
Que de voir tout sur le tableau.
La blancheur du mot sur fond noir
Qui se mine dans le beau bateau
Poursuivant sa route de désespoir.

Un mot nouveau en celui qui naît
Dans la solitude d'un amarrage,
Ancré malgré lui, poésie lui sait
Qu'il faut descendre son bagage.
Trop seul et lourdement chargée,
Les maux en fouillis dans les mots
En désuétude, comme la stupidité
Mise à part pour de beaux cageots.

Vient le mot que l'on n'oublie pas,
Celui qui bouscule et désarçonne.
Puis ceux que l'on ne trouve pas
Lorsqu'il aborde où s'abandonne
A toutes les imaginations, offusqué
De ne pas comprendre les mots
Mis en rouges et bien dénaturés,
Vaines explications pour les sots.

Bien sur, les mots ne sont pas vains
Pour de biens charmants personnages.
Ils sont sous la robe de tous les saints
Qui forment de doux et beaux langages.
La répartition se fait de doux artifices
Téléchargés en texte qui se paragraphe,
Incompréhension sous divers hospices
Où il n'est point mis la moindre épitaphe.

Ces mots, bien sur, que l'on cherche tous,
Pour écrire une lettre qui n'est pas adressé
A la personne qui la lit, mais en tête sous
Divers et innombrables maudits, strophés
Dans le tabernacle d'un très bon dictionnaire,
Orthographié correctement, plus de phrases
Il devient simple et presque bon vocabulaire
Du mot, sans accent ni virgule, sans emphase.

Les mots dont on en fait de simples jouets
Pour la malle, des fois que ce là peut servir.
Ceux sur carte postale, farandoles, menuets
Dans les bals, faut encore pouvoir les sortir.
Comme une belle, majestueuse apparition
De l'ami(e)pour les maux en des cortèges,
Marraines et parrains pour une cendrillon
Qui reçoit les mots doux, cours de solfèges.

A longueur de temps vient aussi l'apaisant,
Ce doux mot qui cajole, point n'est jaloux
De mes maux que j'étale, dés enfouissant
Tous ceux que je mets là, sous mes genoux
Pour vous implorer du mot comme un pardon.
De ne pas tout savoir mais celui de comprendre,
Les mots soudain soumis aux regards en font
Des attentions abstraites qui de loin, engendre

Quelques malversations qui éveillent les maux.
Profondément désespérée, vous ne pouvez rien
A ce qui apparaît. Un mal être au fond du tonneau
Dont les effluves s'en échappent, pas en bien
Dans les mots. Plus difficile que tous les doutes,
Je chavire et me noie dans une mer immense,
Démonté, bringuebalé, je cherche un mot, soute
De bienfaisance, abris à qui aucun mal ne pense.

MJC Le 7 juin 2008




Article ajouté le 2008-06-15 , consulté 17 fois

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