le printemps

 

Le printemps

L’aube se lève sur de beaux jardins,
La nuit fuit sous le nouveau soleil,
L’annonce d’un beau, nouveau matin
Sur les narcisses et jonquilles pareils
A la lumière jaune qui luit en rayons,
Florissant les verdures en bourgeons.

Les oiseaux piaillent un chant, gaiement,
Nous annonçant en sifflets le printemps.
Les jolies tourterelles font des va et vient,
De l’arbre au plancher, terre qui se teint
De toutes sortes de joies, des annonceurs
Par où je découvre, rêvant de ces bonheurs.

C’est un renouveau que mars en giboulée
Nous fait son passage sur des pans escarpés,
Une tempête, un naufrage de l’hiver avancé
Sous de cruels hospices, langages courroucés.
Des grêlons en averse badigeonne le paysage,
Des amants qui chantonnent dans les villages.

Tout s’efface, encore une belle journée
Qui demeure, en cet instant, comme figée
D’un lourd sommeil. Les volets s’ouvrent
Dans le décor, les gens se lèvent et couvrent
D’un long regard, éberlués de tant de savoir
Qui dort tout l’hiver comme une eau en miroir.

Les embrassades savantes de ce printemps
Nous la joue à toutes les sauces et les temps.
De l’éclosion pour la vie babillent aux champs,
On y voit des ramures nouvelles, pies en chants,
D’innombrables ritournelles émeuvent le sang
Des bourgeois, de pauvres gens, sur un seul rang.

Alors que tant de doutes traversent les chaires,
Une promesse de paysages verdoyants clairs,
Cette nature tant aimé de notre père qui module
Ces éléments pour nos regards sages, crépuscule
Qui s’éteint sous sa main, nous, le nouvel age
D’une aube aux lendemains de beaux paysages.

MJC . Le 6 mars 2008




Article ajouté le 2008-03-22 , consulté 6 fois

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